La Folie des années 80 en concert à Montigny-les-Metz

Le jeudi 25 mai 2023, l’immanquable soirée « La Folie des Années 80 » s’est déroulée à Montigny-les-Metz dans la salle Europa devant plus de 300 personnes. En effet, Cookie Dingler, Jean-Pierre Mader, Patrick Hernandez, William du groupe Début de soirée et Philippe Delage étaient présents pour une soirée en live entraînante, aux sons des titres phares des années 80 ! La soirée était proposée par Produc Son.
Les plus grands hits des artistes des années 80
« Femme Libérée », « Macumba », « Born to be alive », « Nuit de folie »… Ces tubes intemporels ont été interprétés par leurs chanteurs respectifs ! Les artistes présents ont chanté leurs immenses et indémodables succès, repris en chœur et avec enthousiasme par le public. Les hits se sont enchaînés toute la soirée pour le plus grand plaisir des fans.




Une complicité entre les artistes
Les artistes se sont montrés très complices sur scène. Ils ont partagé des titres et ont proposé des medleys aussi rock que les chansons qui ont marqué les années 80. La musique anglaise a été aussi mise à l’honneur avec des reprises de Police, les Stones ou encore Deep Purple.
La troupe de « La Folie des Années 80 » sera notamment en concert gratuit le 8 juillet 2023 à Hondschoote, à partir de 21h. Cet événement aura lieu place du Général de Gaulle en lancement de la ducasse annuelle.
Les artistes feront également partie de la tournée « Stars 80 » qui posera ses valises à Strasbourg le 7 avril 2024 et au Galaxie d’Amnéville le 18 avril 2024.
Interview de Jean-Pierre Mader et Patrick Hernandez

Avant de monter sur scène, Jean-Pierre Mader et Patrick Hernandez ont eu l’extrême gentillesse de répondre à nos questions.
Patrick, lorsque vous étiez jeune, vous vouliez devenir professeur d’anglais. Vos parents vous ont envoyé faire un séjour en Angleterre et cela vous a donné envie de faire comme Les Beatles. A ce moment-là, la musique est-elle devenue une évidence pour vous ?
Patrick Hernandez : Tout à fait ! J’ai pris un choc, lorsque j’ai vu les Beatles à la télévision pour la première fois, alors qu’ils n’étaient pas du tout connus en France. J’ai eu un amour inconditionnel pour ce genre de musique. Je ne sais pas si ce sont leurs voix. Mais quelque chose a provoqué un choc chez moi, et j’ai voulu, à partir de ce moment-là, faire de la musique. Et pourtant, auparavant, mon père, qui était pharmacien, mais qui jouait de la musique, essayait de m’entraîner dans ce monde-là. Mais je n’en avais pas envie. C’est ce choc avec les Beatles qui a provoqué cela.
Vous êtes l’auteur, le compositeur, l’interprète, l’éditeur et le producteur de « Born to be alive ». Mais comment est née cette chanson ?
Patrick Hernandez : Elle est née un jour de révolte contre les gens qui m’entouraient et qui faisaient chaque chose de la vie à moitié : l’amour, leur boulot, leurs rencontres, la cuisine, l’amitié… Et donc, c’était un peu une révolte contre toutes ces choses. Cela disait : «Vous êtes nés. D’accord. Vous êtes vivants, car quand on est né, on est vivant, mais être vivant, c’est vivre pleinement et complètement les choses. Vous avez envie de faire les choses, donc faites-les ! Mais allez au bout de ce que vous avez envie de faire. Voilà, la base de la chanson, c’est cela.
Jean-Pierre, avec « Disparue » en 1984, vous avez signé un premier tube suivi immédiatement par le succès colossal de « Macumba ». « Un pied devant l’autre » et « Jalousie » vont compléter cette série gagnante au Top 50. Comment avez-vous vécu cette mise en lumière aussi fulgurante ?
Jean-Pierre Mader : J’ai un peu le même parcours et beaucoup de points communs avec Patrick ! Moi, j’ai démarré avec des copains, fasciné par les Beatles, quelques années plus tard. Ma mère m’offre ce fameux 45 tours avec « Hey Jude ». Je suis complètement subjugué par ces quatre garçons. J’ai envie d’être Paul Mc Cartney et de me mettre à la basse bien évidemment, comme lui, que je trouvais super beau, super intelligent. Soudain, je voulais ressembler à Paul qui était comme un modèle pour moi. Il était incroyable. Et de fil en aiguille, j’ai été musicien en studio, j’ai joué dans des orchestres et il y a eu ce premier tube en 1984.
Cette mise en lumière était la réponse que j’attendais, parce que l’on attend tous une réponse positive du public. On rêve de pouvoir vivre de sa musique. Je suis arrivé, effectivement, à pouvoir vivre tout d’un coup de ma passion. C’est rare pour quelqu’un qui n’avait que 24 ans à l’époque. Et de m’entendre à la radio, d’être n°1 dans les discothèques en France, avec notamment Jeanne Mas, cela m’a donné un élan. Et c’est à la fois un succès populaire que l’on redoute un peu, parce que évidemment on perd quelque chose au passage. J’ai perdu un peu de mon anonymat. Tout à coup, alors que je venais de faire une rencontre importante, car j’allais me marier à ce moment-là , beaucoup de filles me suivaient dans la rue à l’époque, à Toulouse, qui est une petite ville. Voilà, il y a eu une perturbation quand même : parfois je mettais une casquette pour ne pas que l’on me reconnaisse, alors qu’aujourd’hui, je le vis beaucoup plus sereinement. Cela a été une période de ma vie à la fois géniale, et par certains côtés aussi, un peu dure. Mais, j’avoue que ne pas vivre cela, ça aurait été terrible.
Tous les deux, sur scène, on a l’impression que vous êtes très proches, dans le film « Stars 80 » aussi. Etes-vous amis dans la vie également ?
Jean-Pierre Mader : Oui, on peut dire ça !
Patrick Hernandez : Bien évidemment, nous sommes amis ! On s’est découvert un peu au travers de la tournée « Stars 80 » et cela fait maintenant 16 ans qu’elle est en route, cette tournée. Donc on vit quelquefois plus souvent les uns avec les autres, entre nous, qu’avec notre propre famille. Donc finalement, il y a des amitiés qui se sont créées alors que dans les années 80, on se croisait un peu sur les plateaux…
Jean-Pierre Mader : Et moi, j’étais plus snob, plus élitiste !
Patrick Hernandez : Et moi, je revenais des Etats-Unis, New York !
Jean-Pierre Mader : Et il ne me regardait même pas ! (Rires)
Patrick Hernandez : On n’était pas du tout sur les mêmes rails. Et puis, finalement, on s’est aperçu que l’on aimait beaucoup de choses en commun, alors c’est devenu une vraie amitié, effectivement. Il y a beaucoup de connivence entre nous. On fait d’ailleurs beaucoup de duos instinctivement ensemble. On fait « Je te donne », par exemple, qui est un duo, à la base. On fait « Partenaire Particulier » qui est aussi un duo. Donc on a beaucoup de plaisir à passer du temps ensemble sur scène et à l’extérieur de la scène.
Jean-Pierre Mader : Ce qu’il faut savoir, c’est qu’avec mon orchestre, on jouait beaucoup les morceaux de Patrick et je suivais Patrick. Tout d’un coup, pour moi, il était devenu un exemple. Il habitait dans la région de Périgueux, je savais qu’il avait joué dans des orchestres aussi, qu’il aimait les Beatles. Il y avait un mimétisme et j’ai toujours aimé Patrick.
Patrick Hernandez : Et si je l’ai fait, il peut le faire aussi !
Jean-Pierre Mader : Il a été un exemple pour moi, un mythe. Et devenir son ami, cela a été quelque chose d’incroyable. Parce qu’évidemment, quand je voyais cette pochette de « Born to be alive » puis « Back to boogie » que l’on jouait ; il y avait une espèce de fantasme de Patrick Hernandez et aujourd’hui d’être son copain, c’est quand même formidable.
Patrick Hernandez : Et finalement, quand il m’a connu, il s’est aperçu que j’étais plein de défauts !! (Rires)
Jean-Pierre Mader : Mais les défauts de Patrick sont ses qualités !
Depuis le début de la tournée « Stars 80 », vos avez vécu d’incroyables moments. Avez-vous une anecdote à nous raconter ?
Jean-Pierre Mader : Il y en a tellement…
Patrick Hernandez : Il y en a plein que l’on ne peut pas raconter malheureusement. Mais ce que l’on peut dire, par contre, c’est que la spécialiste des coups tordus qui nous font beaucoup rires, c’est Sabrina. C’est elle qui crée toujours les histoires incroyables qui durent quelquefois pendant des semaines et qui nous font effectivement beaucoup rire.
Jean-Pierre Mader : Parce que c’est une bonne camarade qui aime faire des blagues, qui aime nous mettre dans des quiproquos incroyables. Elle est géniale !
Patrick Hernandez : Les meilleures anecdotes sont forcément les anecdotes que l’on ne peut pas raconter. (Rires)
Jean-Pierre Mader : Oui, ça, c’est la bonne réponse !
Dernièrement, on a pu entendre votre titre « Born to be alive » dans différentes publicités (Chaînes thermales du soleil, Bjorg). Peut-on dire que votre chanson a traversé les générations et reste indémodable ?
Patrick Hernandez : Vraiment c’est un inoxydable ! Comme « Macumba » d’ailleurs.
Jean-Pierre Mader : Ce n’est pas le même niveau !
Patrick Hernandez : Comme « Boys, boys, boys » comme on parlait de Sabrina, comme toutes nos chansons des années 80. Et effectivement, ce sont des chansons qui marquent une époque. Et je le dis souvent, je ne sais pas si je me trompe, mais cela reste le dernier courant musical qui a fait danser les gens. Il a fait s’amuser les gens. C’est pour cela que l’on retrouve nos chansons dans les baptêmes, les mariages, même dans certains enterrements. En effet, quand il y a matière à faire la fête, on retrouve nos chansons. Et pourquoi ne retrouve-t-on pas autre chose ? C’est que vraisemblablement, bien qu’ il y ait eu depuis de très belles chansons évidemment, dans le domaine de la fête, on attend encore…
Jean-Pierre Mader : Il n’y a pas eu de remplacement palpable.
Patrick Hernandez : Le jour où quelqu’un va créer quelque chose qui va révolutionner la terre entière, cela changera.
Jean-Pierre Mader : Moi, j’ai une fille qui a 22 ans, je vois qu’avec ses copines elles sont vraiment accrochées à ces années 80 et elles connaissent tout par chœur, c’est fou !
Patrick Hernandez : Ma fille de 16 ans, c’est pareil ! Alors, à la maison, elles écoutent d’autres musiques mais quand elles font la fiesta, on entend « Les démons de minuit », « Macumba », « Born to be alive »…
Justement, quand vous avez commencé cette tournée « Stars 80 », vous attendiez-vous à un tel succès ?
Jean-Pierre Mader : Non, franchement, pour moi qui ai démarré un peu avant Patrick, je ne m’y attendais pas : je suis un peu astro-réaliste parfois et je me suis dit que cela allait échouer. Mais c’est marrant, parce que cela correspond au moment où je devenais papa pour la dernière fois, j’avais 45 ans. J’ai eu cette petite fille qui s’appelle Jeanne. Et tout à coup, j’ai vu cet événement comme un signe, celui de commencer ce renouveau avec un petit bébé, beau comme le jour qui arrive. J’ai vu un signe des dieux qui arrivait dans ma vie. Et tout compte fait, je n’y croyais pas trop, mais ma compagne m’a dit : « Tu imagines qu’un jour ta fille te voie chanter, cela serait génial ! ». Et elle m’a vu trois fois au stade de France. Et ça, c’est la belle histoire !
Journaliste : Laura CAVELIUS
Photographes : Picselle & Alb’Images



























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