BENOÎT FÉLIX

BENOÎT FÉLIX à Etalle

En écho aux libers de couleurs découpés sur les murs par Claudie Hunzinger, Benoît Félix pose une nature en herbe sur le plancher du premier étage des containers.

« Pousser l’herbe », murmure ce dessin, dans lequel tout trait, s’il est vert, se prend au jeu, littéralement élémentaire, d’être un brin. Sur l’étang et lors d’une performance, il étend son filet d’eau sur l’eau, faisant porter ou onduler par le réel sa propre représentation, et dans un autre container, la porte du fond, close et condamnée, retrouve des gonds grâce à l’animation d’une vidéo.

Autant de façons, en joignant son image à la chose qui lui correspond, mais pas entièrement, d’interroger leurs rapprochements, leurs différences, ce qui les lie et les repousse dans des univers à la fois identiques et très distincts. Le rêve qui recompose une matière est et n’est pas cette matière, bien qu’ils se ressemblent, et le jeu de l’artiste consiste à mettre cette limite en évidence, à rendre cette frontière perceptible, en apparence. Benoît Félix est né à Bruxelles, vit et travaille là et à Lustin, près de Namur, est diplômé en dessin de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, a étudié la psychanalyse, a travaillé dans un centre psychiatrique pour enfants et adolescents, se consacre aujourd’hui à l’art contemporain.

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Benoît Félix, « Le dessin en herbe (dessin d’identification) II », 2013, traits de crayon de couleur découpés, 150 x 210 cm

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